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Interviews et portraits

Juilien Girardot

Mise à jour le Vendredi, 15 Juillet 2011 13:32


Julien cuisinier et photographe

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Julien Girardot, notre cuisinier,
vient de
recevoir un cadeau mangarévien : une brouette
de pamplemousses et de bananes dans
des paniers tressés
S.d'Orgeval/Tara Expéditions


Salut,

Je suis votre nouveau correspondant, Julien Girardot. Je suis cuisinier à bord de Tara pour 3 mois, jusqu’à Hawaï, le pays du surf. Je serai donc avec vous pour les grandes vacances mais aussi pour la rentrée en septembre !
L’année dernière, j’ai déjà passé 4 mois à bord de Tara, de Djibouti en Afrique à l’Île Maurice
dans l’Océan Indien.
Mon vrai métier, c’est photographe.
Il y a 3 ans, en admirant une exposition de photos sur l‘expédition en arctique, je me suis dit que j’aimerais vraiment faire partie de cette aventure et faire une exposition comme celle que j’étais en train de regarder. Comme un jouet dont tu as vraiment envie, je me suis mis à rêver de cette exposition. Mais les rêves ne se réalisent pas sans quelques efforts, j’ai dû retourner à l’école pour apprendre le métier de marin et ainsi faire partie de l’équipage, puis j’ai fait un essai de deux mois avant le départ de l’expédition à Lorient sur le bateau en tant que cuisinier : le métier que j’ai pratiqué pendant sept ans avant d’être photographe. L’essai fut concluant et j’obtenais ainsi mon billet pour Djibouti afin d’embarquer pour de vrai sur ce fier navire.
Pendant la navigation, entre chaque repas, je prenais des photos et au bout de quatre mois, on en a sélectionné 50 et on a fait l’exposition dont j’avais tant rêvé ! Aujourd’hui, je suis de nouveau à bord pour nourrir l’équipage et ramener des photos qui viendront peut-être s’ajouter à cette exposition.
Heureux de communiquer avec vous !

Julien
 

Anna la reporter

Mise à jour le Vendredi, 29 Avril 2011 08:40

Anna la reporter

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Anna Deniaud, journaliste du bord, devant le volcan © Gabriellla Gilkes


Tu es journaliste de bord depuis Valparaiso (Février 2011), jusqu’à quand restes-tu à bord ?
J'ai embarqué à Valparaiso pour deux mois et demi, je débarquerai à notre arrivée aux îles Galápagos.

Quelle est ta mission ?
Ma mission est de faire partager cette grande aventure scientifique et humaine, par le biais d'articles et de vidéos qui sont ensuite diffusés sur le site Internet. J'essaye de faire connaître à la fois le travail des scientifiques mais aussi celui des marins, des mécaniciens et de la cuisinière. En dehors de la vie sur Tara, je réalise aussi des sujets lors les escales que nous faisons, en évoquant les lieux que nous découvrons, en présentant les gens que nous rencontrons...

Comment organises-tu ton travail à bord de Tara ? As-tu une journée type?
J'essaye de réaliser deux vidéos par semaine et d'écrire un texte tous les deux ou trois jours. J'ai un planning avec des idées de sujets mais cela évolue au cours du voyage. Je n'ai pas de journée type, cela dépend vraiment d'où nous sommes et de ce que qui se passe à bord. Lors des escales courtes, je reste toute la journée sur le terrain pour filmer, photographier et interviewer les gens. Ensuite je peux rester face à l'ordinateur toute la journée pour écrire et faire du montage. En général quand nous sommes en mer, j'essaye de prendre une dizaine de photos par jour et d'alterner entre écriture, interviews, tournage, montage... Je n'ai pas d'horaires fixes, par exemple je peux travailler la nuit quand je suis de quart de nuit.

Quelles particularités comporte le travail de journaliste à bord par rapport au travail à terre ?
A bord, c'est presque du travail non stop, puisque notre quotidien est source d'inspiration. Lors des longues traversées en mer, la difficulté est de trouver des idées de sujets qui n'ont pas déjà été réalisés par mes prédécesseurs. En ce qui concerne la recherche d'information sur différents sujets, j'utilise l'ancienne méthode : dictionnaire, livres, encyclopédie, puisque nous n'avons pas Internet à bord. Les tournages sont aussi un peu différents que sur la terre ferme, puisque le bateau bouge. C'est un peu plus périlleux mais on s'y habitue.

Que représente pour toi cette expérience au sein de Tara Oceans ?
Etre journaliste de l'expédition Tara Oceans est pour moi une expérience unique sur le plan professionnel mais aussi sur le plan humain. Chaque jour, je suis consciente de participer à une expédition scientifique hors du commun, et c'est avec plaisir  que je retranscris avec des mots ou des images, ce que je vis, ce que je vois. Entourée par des scientifiques et des marins, tous passionnés par leur métier, j'apprends aussi énormément de choses au quotidien. Après cette expérience sur Tara, le challenge pour moi sera de trouver d'autres missions aussi palpitantes !
   

Cap’tain Valette face à l’alerte Tsunami

Mise à jour le Mardi, 29 Mars 2011 12:36

Cap’tain Valette face à l’alerte Tsunami

Vendredi 11 mars, un gros tremblement de terre a secoué le Japon. Peu de temps après, un tsunami a ravagé les côtes. L’équipage a reçu une alerte à bord à 06H00. Cap’tain Valette revient sur l’ambiance à bord.

 

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© A.Deniaud/Tara Expéditions

 

Tu venais à peine de prendre les commandes du bateau, comment as-tu ressenti cette alerte ?
J'étais le capitaine depuis le début de l'escale de Valparaiso, j'avais eu le temps de prendre le bateau en main depuis 10 jours et l'équipe commençait à bien se connaître. L’agent m'a indiqué par téléphone à 05h45 qu'il y avait une alerte Tsunami sur les côtes chiliennes dûe au tremblement de terre au Japon. Il m'a indiqué que le port était consigné jusqu'à nouvel ordre. C'est Romain qui, 15 minutes plus tard m’a appris que le Tsunami ne toucherait le Chili que dans la soirée. Pendant ces 15 minutes, nous avons préparé le bateau pour partir au plus vite au cas où... L'important pour moi était d'être suffisamment loin des côtes pour ne pas ressentir la vague. A 09h00, les autorités portuaires ont donné l'ordre à tous les navires sur rade de partir.

Quelles décisions as-tu prises pour gérer la situation d’alerte ?
Dans un premier temps, faire préparer le bateau pour partir au plus vite afin de gagner le large. Ensuite, gérer l'équipage qui commençait à se poser des questions. Heureusement les scientifiques nous ont bien expliqué que nous avions le temps avant que la vague arrive et que nous ne risquions rien une fois que le bateau serait loin des côtes.


Vague ou pas vague ? Comment s’est passée la journée ?
La vague qui est arrivée jusqu'au Chili était vraiment petite. En mer nous n'avons absolument rien senti.

   

Amélie Bétus

Mise à jour le Dimanche, 27 Février 2011 19:05

Amélie Bétus

Quelques mois passés à bord de Tara et des souvenirs plein les poches... Amélie, cuisinière à bord, revient sur sa virée en Antarctique.

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© Vincent Hilaire / Fonds Tara


De nos jours, seuls quelques privilégiés peuvent se rendre en Antarctique. Tu fais partie de ces gens là, que ressens-tu ?
C'est vraiment une émotion très forte qui nait quand on navigue dans des régions où la présence de l'homme est quasiment insignifiante, cela appelle à l'humilité. Les endroits comme l'Antarctique font prendre conscience de la force d'une nature sublime et dure à la fois.

Quels souvenirs ramènes-tu dans tes poches ?
Le meilleur est notre visite de Seymour Island, une île extraordinaire où l'on trouve des milliers de fossiles datant de millions d'années. On peut s'imaginer le temps où il y avait des arbres, des animaux...J'ai aussi pu admirer les albatros qui nous suivaient en mer, ce sont vraiment des oiseaux majestueux.

Tu as aussi été en Arctique, quel espace as-tu préféré ?
J'ai hiverné à bord de Vagabond au Spitzberg et j'ai retrouvé en Antarctique, la beauté des paysages désertiques et glacés et ce lien avec une nature dans toute sa force. Il n'y a pas d'ours en Antactique et leur présence m'a manqué en quelque sorte.

En un mot, je garde des images et des souvenirs inoubliables de cette navigation dans une région sublime. Quand je regarde sur une mappemonde le parcours de Tara, je mesure le privilège d'avoir participé à ce voyage.
   

Marion Lauters, cuisinière du bord

Mise à jour le Mercredi, 29 Septembre 2010 14:52

Marion Lauters, cuisinière du bord - Août 2010

SWS.Bollet_37200© S.Bollet / Fonds Tara

Marion a 26 ans, elle est cuisinière depuis 4 ans à bord de la goélette. Après avoir cuisiné 11 mois sur Tara, alors emprisonné dans les glaces de l’Arctique (2006-2008), elle s’apprête à effectuer sa deuxième mission «cuisine» pour Tara Oceans. Pour vous, elle raconte son métier.


Le journaliste : Pourquoi as-tu choisi ce travail ?

Marion : « Le métier de marin-cuisinière me permet de voyager et de rencontrer des personnes d’horizons très différents. J’aime aussi beaucoup cuisiner et faire plaisir aux autres en préparant des bons petits plats. »


Le journaliste : En quoi consiste ton travail ?
Marion : « Quand on est cuisinier sur un bateau on est en charge de l’intendance du bateau. On doit s’occuper de l’avitaillement du navire en vivres, de la gestion des stocks, de la préparation des repas et de l’entretien de la cuisine. Mais on fait aussi parti de l’équipage donc on doit répondre aux demandes du capitaine, selon les besoins, pour les manœuvres. »


Le journaliste : Quels sont les avantages et inconvénients de ce métier et à bord de Tara?
Marion : « En étant cuisinière sur Tara (et sur les bateaux en général), on apprend à faire avec ce qu’on a, car on ne peut pas aller à l’épicerie du coin faire deux courses. C’est intéressant de s’adapter et de trouver des solutions. Par moment cela peut être un peu frustrant, on ne peut pas toujours assouvir ses envies culinaires. Un bel avantage sur Tara, c’est que tout le monde participe aux taches ménagères. La cuisinière n’est pas en charge, de toute la vaisselle, du service, de l’entretien des parties communes. Il faut juste vérifier si le travail est fait correctement ou pas. »


Le journaliste : Qu’aimes-tu dans ton métier ?
Marion : « Ce que j’aime avant tout en étant cuisinière sur Tara, c’est de pouvoir voyager tout en travaillant. Mais aussi de pouvoir mêler plusieurs activités : la cuisine, la science et la mer. Et puis c’est une expédition avec des grands scientifiques, donc c’est très enrichissant au quotidien de pouvoir échanger avec eux. Et enfin, j’aime tout simplement faire à manger : des gâteaux, des plats en sauces, des tartes… et puis que ça plaise ! »

   

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